Copyright photos : S. Defourny

RENOVATION ENERGETIQUE PATRIMOINE MODERNE

INSTITUT PHYSIQUE L+R

ULG

administration des ressources immobilière

Universite de liege

chef de projet

marique anne-françoise

prégardien michel

collaborateurs

bastin lisette (gestion projet)

brogneaux thibaut

laruelle sébastien

Nguyen luan

ingénieurs

dung truong (hvac)

 06   /   2019

Projet réalisé au sein de l'Administration des Ressources immobilières de l'Université de Liège dans le cadre du projet de rénovation énergétique EEEF

Année construction     1968

Architecte                     Pierre Humblet

Courant architectural   Brutalisme Belge

Le complexe du B5 est composé de deux bâtiments se développant parallèlement, en position décalée. Les deux corps sont reliés par une galerie vitrée.

Les deux corps de bâtiments présentent des caractéristiques similaires :

  • Volume principal en béton préfabriqué de teinte identique : le B5a est un béton lavé laissant apparaître un gravier roulé, tandis que le B5b est un béton gratté verticalement à la brosse ;

  • Les volumes secondaires renfermant les cages d’escaliers sont en béton également mais coffré de telle façon à créer des cannelures verticales.

 

Ces cannelures se retrouvent dans les pare-soleil des façades nord et sud du B5a, éléments singuliers qui distinguent les deux édifices. Ces bétons cannelés contrastent fortement avec les bétons des corps principaux qui, contrairement au B22, sont beaucoup plus discrets et moins texturés – il s’agit plus d’un rendu de surface qu’une texture marquée par l’ombre et la lumière -, laissant ainsi l’expressivité du bâtiment à ces parties cannelées.

 

Ici encore, les bétons ont été retrouvés en mauvais état, à l’exception des bétons cannelés globalement sains.

 

La force de cet édifice tenant essentiellement dans ces bétons cannelés, il a été décidé de

  • conserver en l’état les brise-soleil en dépit des ponts thermiques qu’ils créent. L’étude thermique a montré que cela avait peu de conséquence sur la consommation globale et sur d’éventuels problèmes de condensation ;

  • ne pas isoler les cages d’escalier : ces lieux étant des volumes secondaires des corps principaux, ils peuvent être thermiquement séparés de ces volumes. Par ailleurs, étant par nature des lieux dynamiques, la question du confort thermique se pose différemment et permet de sortir ces espaces des volumes chauffés. Cela a permis de conserver l’expressivité extérieure des volumes ;

  • isoler de façon la plus discrète possible les corps principaux de l’édifice. Cette opération minimale évite de perturber, notamment au B5a, le rythme créé par les pare-soleil.

 

Le choix du matériau de façade s’est orienté sur un simple crépi sur isolant de même teinte pour les deux édifices, mais avec des rendus différents pour les deux édifices :

  • rendu de surface grainé homogène sur le B5a alternant avec des bandes lisses rappelant l’ancienne modénature du béton ;

  • rendu de surface gratté verticalement sur le B5b, rappelant ainsi la surface initiale du béton.

 

Ces deux rendus de surface différencient les édifices à l’échelle de l’être humain, sans perturber l’homogénéité de l’échelle monumentale des volumes. Cette opération discrète laisse ainsi à l’ensemble sa cohérence et son caractère original.

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